Qui suis-je

it's me !

 

« Più la mia Loira Gallica del Tevere Latino » ou, en français « Plus mon Loire Gaulois que le Tibre Latin » comme le disait Joachim du Bellay. Voilà une phrase qui me résume bien. En effet, mon cœur balance entre ces deux mondes :

Les bords du plus beau fleuve de France, ses coins encore sauvages, ses hérons, ses saules pleureurs, ses bancs de sables, les rives où il fait bon se promener, la partie de pêche durant laquelle j’aurai pointé le bout de mon nez un jour de juillet 1979. C’est peut-être pour ça que j’ai du mal à rester trop longtemps loin des eaux puissantes de ma Loire.

Mais de l’autre côté des Alpes, il y a un pays qui a connu Leonardo da Vinci, où les pâtes et la pizza sont incomparables, où les gens parlent une langue que j’adore (merci à Marie pour ses cours), un pays où il y a Rossella, la famille Iotti, Parma, les châteaux de Mathilde, Venezia, les glaces de K2, une bicyclette orange pour se promener dans la campagne émilienne. C’est peut-être pour ça que j’ai constamment envie de retourner faire un petit tour là-bas.

Partagé, voilà ce que je suis, entre la Loire et l’Italie, c’est indéniable mais le petit-fils de paysans (et arrière-arrière-arrière-petit-fils de brigand) que je suis a autant besoin de goûter à la verdure de la campagne ligérienne que de déambuler dans les rues plus peuplées des grandes villes.

Mélangé, étiré, entre cette envie de partager ma vie avec mon amoureuse, mon fils, mes ami(e)s, ma famille mais aussi ce côté solitaire qui fait que j’apprécie aussi des moments passés seul sur les fairways ligériens.

J’ai l’impression d’être une alchimie bizarre mais comme les gens qui m’entourent ne fuient pas, je me dis que c’est ça qui doit faire mon identité, celle d’un gars qui collectionne les bd et les maillots d’Arsenal, en écoutant Thomas Fersen ou NTM.